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KWS nº 31-32, mai 1999

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Anciens rivages
(Ancient shores)
roman de Science-Fiction
Jack McDEVITT
Pocket, collection "Science-Fiction", nº 5699, avril 1999, 383 p., cat. 7.

Compte rendu de lecture : Noé Gaillard

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« McDevitt appartient à cette école d'écrivains qui renouent avec la tradition d'une Science-Fiction à la fois pleine d'idées surprenantes, scientifiquement convaincante, réaliste, et en même temps grand public » dixit la quatrième de couverture… Je dirais plutôt, si je puis me permettre, qu'inspiré sans doute par un Simak un Clarke, il donne dans le genre S-F “régionaliste” (ce qui n'est nullement déshonorant ou incompatible).

Un fermier du Dakota découvre un bateau enterré dans son champ et un extraterrestre invisible pénètre sur Terre. Entre ces deux événements, les bourses mondiales ont tendance à surchauffer à la baisse, les syndicats s'agitent et les Indiens entrent à nouveau en dissidence. Cette fois pourtant la somme proposée pour l'achat de leur sol représente un grand nombre de fois celle dépensée pour l'achat de Manhattan ! Tout s'arrange comme dans les “bons films” made in USA (l'auteur s'excuse d'ailleurs d'avoir mis en danger les héros de l'histoire).

On aura deviné l'origine extraterrestre du bateau qui amène une jeune noire chimiste et un pilote d'avion d'abord auprès d'une rotonde — style gare de transit — puis sur des mondes extragalactiques à travers une suite de portes, l'une d'elles étant utilisée par l'invisible extraterrestre pour venir “sauver” ou “tuer” des gens sur notre monde.

Histoire classique et écrite sans fioritures dans une langue fluide loin des raccourcis modernes. Mais au lieu de la traiter de manière purement internationale, Devitt la localise en un coin des USA (une carte, en début de volume, donne des précisions) sur le territoire des Indiens… et s'intéresse particulièrement au sort de ses compatriotes concernés directement et indirectement — même l'équipe chargée de sauver les Indiens dont fait partie Ursula K. Le Guin n'est composée que de personnalités internationalement connues mais américaines. Pour ne pas donner à son roman l'impression de minceur ou de nationalisme, Devitt invente des personnages denses et parvient à rendre le banal, le simple très passionnant… c'est sans doute là que réside le charme de l'œuvre.

Si j'osais, je vous recommanderais d'attendre les vacances pour lire ce titre. C'est un roman reposant, dépourvu des trépidations de notre monde… ce qui justifie son titre.

Noé Gaillard

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Keep Watching the Skies! — © Quarante-Deux et/ou Keep Watching the Skies!
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Document : Quarante-Deux/Keep Watching the Skies! nº 31-32, mai 1999/Compte rendu de : Anciens rivages
Création : mardi 1er juin 1999
Dernière modification : lundi 5 janvier 2004