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KWS nº 29-30, août 1998

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le Rideau des ténèbres
(Darkfall)
roman fantastique
Dean KOONTZ
Pocket, collection "Terreur", nº 9191, mars 1998, 288 p.

Compte rendu de lecture : Philippe Paygnard

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Dean Koontz deviendrait-il le nouvel auteur à la mode ? On peut se poser la question lorsque l'on voit chacun de ses ouvrages édité et maintenant réédité dans des conditions quasi-concurrentielles par la collection Terreur chez Pocket d'une part, et par la collection Ténèbres de J'ai Lu d'autre part. En quelques mois à peine, Terreur a ainsi proposé aux lecteurs de Koontz diverses œuvres ou œuvrettes du romancier, Tic Tac, le Rideau des ténèbres et le Visage de la peur pour ne citer qu'elles, alors que J'ai lu vient de contre-attaquer avec les rééditions de Chasse à mort, les Yeux foudroyés et le Temps paralysé. À ce propos, on peut noter que le Rideau des Ténèbres lui-même n'est en rien un inédit, puisqu'il s'agit d'un roman écrit en 1984 qui a déjà été publié en France par, comme c'est amusant, les éditions J'ai Lu en 1986.

Le Rideau des Ténèbres aurait pu commencer comme un très banal et fort classique polar. Deux flics, Jack Dawson et Rebecca Chandler, doivent enquêter sur les morts particulièrement sanglantes et étranges de membres bien connus de la Mafia new-yorkaise. Mais Koontz fait le choix d'une approche plus directe. Il évoque ainsi les cauchemars bien trop réalistes de Penny et décrit par le menu les derniers instants du mafioso Vince Vastagliano. Ainsi, dès les premières pages de son roman, Koontz annonce clairement au lecteur qu'il va l'entraîner dans un monde où tout est possible, surtout lorsque la nuit est venue.

Après ces premiers chapitres, le romancier peut enfin s'attarder sur ses thèmes de prédilection : la lutte du Bien contre le Mal et l'ouverture de la porte des enfers. Deux thématiques que l'on retrouve dans divers romans de Koontz y compris la Cache du diable (qui a servi de base à un petit film bourré d'effets spéciaux réalisé par Brett Leonard en 1995 et interprété par Jeff Goldblum). Après quoi il peut également proposer, grâce au vaudou, une explication à cette série de meurtres impitoyables. Le seul reproche que l'on puisse faire à cette œuvre déjà ancienne se situe dans son final. Certainement trop influencé par le cinéma hollywoodien et sa sacro-sainte règle du happy end, le romancier n'ose pas faire trop de mal à ses champions du Bien alors que le représentant du Mal est condamné à une fin peu enviable.

À l'exception de ces quelques excès de manichéisme et de positivisme outrancier, le Rideau des ténèbres est un roman agréable à lire ou à relire.

Philippe Paygnard

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Document : Quarante-Deux/Keep Watching the Skies! nº 29-30, août 1998/Compte rendu de : le Rideau des ténèbres
Création : samedi 22 août 1998
Dernière modification : lundi 5 janvier 2004