Droit de cité
Par Roland C. Wagner, dimanche 4 février 2007 à 12:32 :: Général :: #22 :: rss
La science-fiction : une zone sensible
En ce début d'année semble se dessiner un phénomène de mode autour de quelques romans qui empruntent thématiques et/ou situations à la littérature de science-fiction. Le billet sur ce blogue et la discussion qui a suivi suggèrent pourtant que les amateurs de SF et ceux de littérature générale n'ont pas tout à fait les mêmes valeurs.
Je passe sur l'éternelle question des « étiquettes », qui mélange comme toujours allègrement la notion de genre et celle de catégorisation éditoriale. L'existence aux yeux de la responsable du blogue en question d'une ligne indiscernable à ceux du lecteur de SF, qui sépare les ouvrages en fonction… disons de leur distance temporelle — et de leur distance par rapport à ses préoccupations personnelles —, confirme-t-elle l'idée de la Bulle de présent, comme j'aurais tendance à le penser ? À chacun d'en décider.
Ce qui me semble remarquable et relativement nouveau, c'est que l'influence de la SF a l'air d'être devenue comme qui dirait honorable. Des auteurs situés commercialement et médiatiquement hors du genre s'en inspirent et le revendiquent — ou pas. Et ce discours tend à se frayer un chemin dans les médias. Évidemment, les romans en question « transcendent » d'une manière ou d'une autre la SF ; sinon, ils n'en parleraient pas.
Savoir si les ouvrages en question relèvent ou non de la SF est purement accessoire. Mais le bourdonnement médiatique qu'ils suscitent montre que, chez des auteurs considérés comme « sérieux », l'influence de la science-fiction a désormais gagné droit de cité.
Mais pas la science-fiction.
Commentaires
1. Le dimanche 25 février 2007 à 09:58, par L'Hystrion
2. Le lundi 19 mars 2007 à 14:52, par Jean-Christophe Heckers
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