Vous pouvez écouter et télécharger gratuitement le deuxième album de Brain Damage sur le site de Jamendo. Il compte dix morceaux, dont plusieurs relèvent bien évidemment de la SF : « Quand le paysage se déchire », l'hommage à Philip K. Dick dont je vous parlais ici même il y a quelques semaines, mais aussi « Un été de serre », « Visages sur l'écran », « H », « Méfie-toi du savant fou ! » et « Pétrole, essence, gazole… ». La pochette a été réalisée à partir d'un détail d'un tableau de Julien Drevelle. Le texte de la chanson « Visages sur l'écran », composée en 1983, est à ma connaissance la première occurence de l'idée, développée depuis notamment par Connie Willis dans Remake, que le cinéma et la télévision pourraient un jour se passer d'acteurs en chair et en os grâce à ce qu'on n'appelait pas encore l'image de synthèse. Le point de vue est celui — pour le moins hypothétique — de ces acteurs qui n'existent pas.

Interchangeables nous agissons
Pour essayer de vous distraire
Mais nos actes sont dérisoires
Pour vous il n'y a plus rien à faire

Nous ne sommes que des visages
Nous ne sommes que des visages sur l'écran

Vous ne nous reconnaissez pas
Et ce même si vous le croyez
Nous n'avons pas d'identité
Sauf celle que vous nous conférez

Images d'un ordinateur
Fantasmes d'un microprocesseur
Apparences d'êtres faux-semblants
Simples créations d'un programme

Nous ne sommes que des visages
Nous ne sommes que des visages sur l'écran

Interchangeables nous agissons
Pour essayer de vous distraire
Mais nos actes sont dérisoires
Pour vous il n'y a plus rien à faire

Si vous connaissez une occurence plus ancienne de cette idée, je suis preneur.