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velléitaire et fantasque

Un journal à parution kantonpeusuelle, et quelques photos…

vendredi 28 juillet 2006

Jack McDevitt : Chindi

Pour ceux qui suivent dans l'ordre, je dirai que Chindi, c'est encore une aventure archéologique dans l'espace. La troisième, après les Machine de Dieu et Deepsix, ou la sixième si on compte l'autre série, très similaire du même auteur, a Talent for war, Polaris et Seeker. Cette fois, Hutch, notre héroïne, est aux commandes d'un vaisseau dont le propriétaire et les amis qui l'accompagnent sont obsédés par le désir de trouver d'autres espèces intelligentes. Ils sont partis à la recherche de la source d'une émission captée par un autre vaisseau et qui semble bien être un message extraterrestre. Ils découvrent en fait un vaste réseau de satellites disséminés à travers de multiples systèmes planétaires qui relayent des informations sur des distances et des durées prodigieuses. Ils découvrent aussi un étrange objet qui s'obstine, comme le réseau d'ailleurs, à rester mystérieux. Les membres de l'expédition sont tous des amateurs trop enthousiastes qui refusent d'écouter les conseils de prudence de Hutch et qui plongent tête baissée dans aventure après aventure. Ils y laissent donc des plumes et, comme dans les précédents romans de McDevitt, il n'y a pas que les figurants qui y passent.

Les explications technoscientifiques ne manquent pas, mais ne m'ont jamais paru superflues. Le dernier quart du livre est tout à fait palpitant et il est bien difficile de le poser au milieu des multiples exploits qui s'empilent avant le bouquet final.

J'avoue que j'ai vraiment l'impression de me répéter, à force de commenter cette série de romans qui, il faut le dire, se ressemblent pas mal. C'est manifestement une recette, mais elle marche. Il y a dans chaque épisode — c'est bien le mot qui me semble convenir — suffisamment d'invention et de nouveauté pour soutenir l'intérêt. D'ailleurs, j'ai déjà entrepris le quatrième et — pour le moment — dernier, Omega.

Jack McDevitt : Deepsix

Après les Machines de Dieu, la deuxième aventure de l'intrépide Priscilla Hutchins, pilote de vaisseau supraluminique, se passe sur la planète Maleiva III appelée familièrement Deepsix (mot d'argot qui signifie "balancer par dessus bord, jeter, éliminer") qui est sur le point d'être avalée par une géante gazeuse qui va la percuter de plein fouet. Vingt ans auparavant, une équipe d'exploration avait été attaquée par la faune indigène et était partie en catastrophe sans avoir découvert quoi que soit d'intéressant. Personne n'y était retourné jusqu'à ce que la collision imminente attire de nouveau des visiteurs, que ce soit par intérêt scientifique ou pour le spectacle. Il va sans dire que les choses ne vont pas se passer comme prévu. Un groupe de gens disparates se retrouve isolé sur la planète qui n'en a plus que pour quelques jours et ils doivent parcourir des kilomètres à pied pour pouvoir — peut-être — être secourus. En route, ils découvrent des traces évidentes d'une vie intelligente et de technologies, certaines plutôt primitives, d'autre manifestement très avancées. C'est donc de nouveau (la cinquième fois, oui, oui) un space opera exoarchéologique. On suit, en parallèle, les découvertes successives et les hypothèses qui s'échafaudent à leur sujet, et les péripéties des personnages, tant sur le plan psychologique et humain que sur le plan bassement terre à terre de leur lutte pour sauver leur peau.

Les prouesses de toutes sortes se succèdent, pour culminer à la fin avec un grand bricolage qui serait grandoise au cinéma. C'est un morceau de bravoure qu'il faut avoir osé écrire.

Rien de très profond là-dedans, mais ça n'est manifestement pas l'objectif. Les aspects scientifiques sont bien étudiés pour ce que je peux en juger, les personnages sont assez bien développés et l'histoire se tient. Et j'ai aussitôt pris le suivant