Préfaces et postfaces de Gérard Klein

Gene Wolfe : le Livre du long soleil

(the Book of the long sun, 1993-1996)

cycle de Science-Fiction

préface de Gérard Klein, 2010

par ailleurs :

La fin du monde, thème éminemment eschatologique, a inspiré bien des romans de Science-Fiction. Il y a certes toutes les catastrophes imaginables que J.G. Ballard a illustrées de bien des façons en attendant celle, plus dérisoire, qu'on nous promet pour demain, c'est-à-dire pour le 21 décembre 2012. Il y a aussi, plus lente à venir, celle de la fin de notre soleil et de son cortège de planètes. Agonisant, le Soleil, trop petit pour devenir une nova, passera dans quelques quatre milliards d'années par le stade de géante rouge, engloutira toutes les planètes au moins jusqu'à l'orbite de Jupiter puis se racrapotera jusqu'à devenir une naine blanche à défaut d'avoir l'ambition ou la taille d'atteindre l'état d'étoile à neutrons ou de trou noir. Mais dès avant, comme sa température et son rayonnement croissent régulièrement, il sera très inconfortable, dans un milliard d'années déjà, de se promener à la surface d'une Terre dont la température moyenne sera de l'ordre de 70°. C'est un détail que négligent la plupart des auteurs adeptes de la fin des temps.

L'un des plus inspirés à avoir imaginé cette Terre de la fin des temps a probablement été Jack Vance dans sa série de nouvelles et de romans consacrés à la Terre mourante entre 1950 et 1984 et dont le principal héros est Cugel l'astucieux, mage s'il en fut jamais.(1) Quoiqu'il ait été devancé, mais avec une problématique différente, entre autres par Olaf Stapledon et John W. Campbell, Jr.

La plupart de ces croque-morts de notre soleil imaginent une agonie paisible sur le modèle de celui d'un feu dans une cheminée. La lumière de notre étoile vire au rouge tandis qu'elle se refroidit, et la Terre gèle peu à peu. C'est l'image qu'en donne William H. Hodgson dans le Pays de la nuit (1912) où il envisage l'extinction du soleil.

On sait que ce n'est plus un scénario vraisemblable. Bien avant que le Soleil ne devienne une géante rouge, il sera de plus en plus brillant et il a déjà commencé :

« Il gagnera environ dix pour cent de luminosité par milliards d'années au rythme actuel. À l'échelle géologique, l'atmosphère se réchauffera, la haute atmosphère deviendra plus humide, et le suintement d'hydrogène gonflera en un torrent de fuite. La fuite deviendra significative d'ici un milliard d'années et, après un autre milliard d'années, les océans seront asséchés. La planète bleue sera alors un désert où ne subsisteront que quelques traces d'eau aux pôles. Encore deux milliards d'années, et toute l'eau se sera évaporée. La Terre sera alors un enfer aussi stérile que Vénus. »(2)

À moins que bien avant nous n'ayons précipité le processus à travers l'effet de serre.(3)

C'est J.-H. Rosny aîné qui, dans la Mort de la Terre (1910), s'est approché le plus de ce destin funeste en décrivant une Terre où l'eau devient si rare que l'espèce humaine disparaît, remplacée par des ferromagnétaux qui n'ont pas besoin de ce liquide. Mais là ce sont les humains eux-mêmes qui ont surexploité les ressources hydriques de leur monde jusqu'à les épuiser.

De tous les auteurs qui ont parié sur l'extinction des feux, l'un des plus talentueux et surtout celui qui s'y est le plus longuement engagé demeure Gene Wolfe. Dans une longue série de douze romans et d'au moins quatre nouvelles, composée de plusieurs cycles, il traite de la fin d'un monde et non de la fin du monde, évitant la tentation eschatologique pour des raisons religieuses qui colorent d'autres aspects de son œuvre. Ce cycle de cycles tient une grande place dans l'œuvre d'un écrivain prolifique mais de grande qualité, maintes fois couronné par des prix mais jamais par le Hugo.

Certains commentateurs ont rapproché telle ou telle partie de cette série de la Fantasy. Quoiqu'on pense par ailleurs de cette espèce littéraire, il n'en est rien. Gene Wolfe situe ses actions dans un avenir très lointain, dans l'espace interstellaire et sur d'autres planètes tournant autour d'un autre soleil, mais il n'y est jamais question de pouvoirs magiques ou surnaturels ni de rien de ce qui fait l'agrément ou l'inconvénient de la Fantasy, elfes, ogres, nains, orcs, dragons, magiciens et sorcières. Y figurent en revanche des robots, des androïdes (les bios), des machines redoutables et des astronefs de modèles variés. L'ordre social, au demeurant variable selon les cycles, n'a rien non plus de néo-médiéval style Viollet-le-Duc (dans le meilleur des cas). Lorsque certains personnages ont l'impression et la croyance d'avoir affaire à des dieux, il s'agit d'une mésinterprétation d'une technologie partiellement oubliée. Le rapprochement par comparaison peut toutefois être tenté dans une certaine mesure avec le cycle de Majipoor de Robert Silverberg qui, bien que relevant formellement de la Science-Fiction (planète géante, extraterrestres, pouvoirs parapsychologiques), emprunte délibérément à la Fantasy, dans l'intention de toucher le public le plus large, certains éléments de décor et ressorts de l'action (ordre politique complexe mais de nature féodale, conflits entre héritiers du trône, intervention de magiciens). On notera en passant que la série de Majipoor comprend un premier cycle de trois titres, le Château de lord Valentin, Chroniques de Majipoor et Valentin de Majipoor, composé entre 1979 et 1983 et donc contemporain de celui de Gene Wolfe. Après une longue pause, comme on le verra pour Gene Wolfe, Silverberg complète en 1995 son exploration de Majipoor d'un intermède, les Montagnes de Majipoor, puis d'un second cycle de trois titres à nouveau, les Sorciers de Majipoor, Prestimion le Coronal et le Roi des Rêves entre 1997 et 2001.

Gene Wolfe, pour sa part, répartit le cycle des soleils en trois parties, le Livre du nouveau soleil, le Livre du long soleil et le Livre du court soleil.

Selon certaines interprétations, le premier volet du cycle des cycles de la fin d'un monde serait la Cinquième tête de Cerbère (1972). Cette œuvre énigmatique, riche et complexe, est composée de trois nouvelles fortement liées entre elles. L'action se situe sur deux planètes jumelles, Sainte-Anne et Sainte-Croix, distantes de la Terre d'environ vingt années-lumière, jadis colonisées par des Français qui ont apparemment exterminé une espèce intelligente quoique relativement primitive. Mais ses représentants font un retour sans qu'on sache exactement si ces changeformes ont effectivement survécu et pris la place de colons ou si leur possible réapparition correspond à une manifestation de la culpabilité culturelle des envahisseurs.

En dehors de l'idée que, dans un avenir indéterminé mais bien éloigné de la mort du Soleil, des Terriens ont franchi l'espace interstellaire et peuplé d'autres mondes, je n'ai jamais été complètement convaincu de l'appartenance de cet étrange roman au cycle des cycles. Disons qu'il s'agit d'un prologue qui marque l'originalité presque expérimentale de la prose de Gene Wolfe par rapport aux conventions qui régissaient alors la Science-Fiction.

Le cycle des cycles, le cycle des soleils, ne débute vraiment à mes yeux qu'avec l'Ombre du bourreau (1980), premier volume du Livre du nouveau soleil. Dans un lointain futur où le soleil rougit et décline, la Terre, devenue Teur (Urth en anglais), se refroidit. Sévérian, le bourreau, expert en torture mais sensible, est exclu de sa guilde pour avoir témoigné de la compassion à une femme. Narrateur de son aventure, il s'engage dans un long voyage à la surface d'une Terre décadente et épuisée de ses ressources naturelles, mosaïque de peuples aux coutumes étranges. Il s'élève, humilié et rédempteur, à la dignité d'Autarque, maître d'une partie de la planète d'où il pourra tenter d'assurer le salut de l'Humanité au fil des trois volumes suivants, la Griffe du demi-dieu (1981), l'Épée du licteur (1981) et la Citadelle de l'Autarque (1982) qui passe pendant longtemps pour être le dernier mais qui sera finalement complété par un cinquième volume assez inattendu, où le cycle des soleils prend une dimension spatiale, voire galactique, le Nouveau soleil de Teur (1987).

Voici ce qu'en a dit K2R2 sur le site du Cafard cosmique :

« Gene Wolfe reprit la plume et publia en 1987, alors que la Citadelle de l'Autarque était censé clore ce cycle, un cinquième volume intitulé le Nouveau soleil de Teur. Devenu désormais Autarque et maître d'une partie de Teur, Sévérian a conscience qu'il ne peut simplement gouverner et assister à la disparition programmée de son monde. Le Soleil se meurt et lorsqu'il aura épuisé son énergie et ne pourra plus assurer la vie, le berceau de l'Humanité disparaîtra. Fidèle aux prophéties qui annoncent que le conciliateur reviendra pour apporter un nouveau soleil, Sévérian part vers les étoiles pour plaider la cause de Teur auprès des véritables maîtres de la galaxie… une grande partie du roman se déroulant sur le vaisseau qui conduit Sévérian vers les hiérogrammates [les fameux maîtres de la galaxie]. […] Mais si Sévérian a bien acquis la certitude que Teur sera sauvée, il ne sait ni quand ni comment, si ce n'est qu'il sera le principal instrument de ce miracle. Voici donc notre héros de retour sur sa planète, affublé de pouvoirs thaumaturgiques dépassant l'imagination et accomplissant les saintes écritures. Autant dire que nous ne sommes pas loin de l'évangile selon Sévérian révisé à la sauce Gene Wolfe. »

Le premier cycle est achevé.(4) Après un assez long silence, Gene Wolfe, sans doute soucieux d'assurer la survie de ses Teuriens ou du moins de l'espèce humaine se lance dans une nouvelle tétralogie, celle du Livre du long soleil qu'on va lire dans son intégralité dans la série SF du Livre de poche.(5)

Qu'est ce que c'est que ce long soleil, et pourquoi voit-on de nuit, de l'autre côté du ciel des villes et des paysages lointains, par-delà quelques nuages ? Les habitants de ce monde qu'ils appellent le Méande ne se posent même pas la question, puisque depuis des générations et des générations, les choses sont ainsi. Pourtant un malaise croît. Certaines installations se dégradent et les miroirs sur lesquels apparaissaient parfois les dieux sont devenus pour la plupart inactifs. Le Méande serait-il menacé ?

Le lecteur de Science-Fiction aura très vite compris que le Méande est un gigantesque astronef interstellaire à générations, un énorme cylindre tournant sur son axe de façon à créer une pesanteur artificielle, et que le long soleil qu'un écran occulte la nuit est une barre de plasma qui traverse tout le cylindre selon cet axe. Les miroirs sont des écrans reliés à l'ordinateur central, et les dieux, des intelligences artificielles ou encore des personnalités disparues depuis longtemps mais transférées dans les mémoires de cet ordinateur. Leurs oracles servent à guider les passagers du Méande dans les moments difficiles. Mais ces dieux, dont peut-être les programmes sont corrompus, sont désormais en lutte entre eux pour le contrôle du vaisseau.

Le Méande affronte une phase critique de son voyage et le plus puissant des dieux de ce polythéisme se manifeste énigmatiquement au Pater Organsin, pauvre entre les pauvres et en somme curé de son mantéion, paroisse des plus misérables qui risque de se voir même privée de son lieu de culte et d'enseignement à la suite d'une sombre magouille immobilière. Comment Organsin surmontera tous les obstacles, y compris celui de l'amour partagé — et finalement satisfait malgré ses vœux de chasteté — qu'il éprouve pour une prostituée de haut vol, et finira par atteindre à la plus haute fonction, celle de Caldé, par découvrir la vraie nature de son monde et préparer le peuple du Méande au débarquement sur d'autres planètes orbitant autour d'un autre soleil, c'est toute l'histoire qui se développe au fil de quatre titres, Côté nuit (1993), puis Côté lac (1994), Caldé, côté cité (1994)(6) et enfin l'Exode (1996). On y admirera, comme dans le cycle précédent, l'inventivité et l'ingéniosité de Gene Wolfe, déployées à créer des personnages, des êtres, des machines, des systèmes politiques, des mœurs insolites et des lieux exotiques.

Organsin répète, dans une certaine mesure, en plus humanisé et en moins pervers, la figure de Sévérian dans le premier cycle. Comme lui, il doit souffrir et subir de longues et difficiles tribulations avant d'acquérir la stature charismatique et politique d'un sauveur. Comme lui, il est exposé et cède à la séduction d'une femme, pécheresse de surcroît, quoique cela se passe mieux pour Organsin que pour Sévérian. S'ils se sacrifient tous les deux plus ou moins pour assurer le salut de leur peuple, Organsin est un personnage beaucoup plus humain, proche et sympathique, en un sens plus christique, que Sévérian. En quelque sorte, le premier cycle correspondrait à un Ancien Testament, avec un Dieu jaloux et cruel, et le deuxième à un Nouveau avec un divin incarné sensible au charme d'une Marie-Madeleine. Toutefois, rien n'est simple et Organsin ressemble quelque peu à un Moïse chargé de conduire son peuple sur la Terre Promise. Au demeurant, Organsin, qui non seulement croit aux dieux apparaissant sur les miroirs mais est encore chargé d'enseigner leur existence et la nécessité de leur obéir, ressent l'appel de l'Autre Dieu qui ne se manifeste jamais mais qui serait incomparablement plus puissant que les dieux des miroirs et qui relève d'une tradition plus ancienne que le Méande. On observe là en quelque sorte l'opposition entre un polythéisme actif et un monothéisme enfoui. J'aurai l'occasion d'y revenir.

Incidemment, le rôle d'Organsin en tant que transmetteur et interprète d'un enseignement à la fois pratique et religieux témoigne d'une conception d'un des rôles de la religion : perpétuer au fil des générations, au besoin au moyen de la superstition, un savoir même incomplet sur le fonctionnement du Méande et sur la nécessaire obéissance à ses créateurs au-delà de toute compréhension immédiate. La religion, c'est le domaine du long terme.

Mais il y a un troisième cycle : l'Exode mène à la Terre Promise. Parvenus à proximité de leur destination, une autre étoile, les passagers du Méande doivent explorer deux planètes habitables, Bleue et Verte, ainsi nommées de par leur aspect vues de l'espace. Ils coloniseront la première qui ressemble à la Terre et s'aventureront sur la seconde, fort hostile. Leur destin est en partie au moins relaté dans le Livre du court soleil en trois volumes, On Blue's waters (1999), In Green's jungles (2000) et Return to the Whorl (2001).(7) Ils racontent, pour l'essentiel, la quête de Licorne qui fut le narrateur du Long soleil et un gamin adepte d'Organsin, à la recherche de ce héros mythique sur Bleue, sur Verte et finalement sur le Méande quelque peu délabré et en tout cas désaffecté.

Ce qui complique un peu les choses (et fait que l'ordre dans lequel je me suis efforcé de présenter les cycles selon une chronologie interne est probablement erroné) est que Licorne, dans sa quête, regagne un moment Teur (Urth) et rencontre le jeune Sévérian. Si bien que ce qui est à la fin est peut-être au début. Le Méande a quitté le Système solaire longtemps avant le premier cycle et achève son voyage dans le deuxième. C'est le retour de Licorne sur Terre dans le troisième qui décidera Sévérian à écrire son histoire et peut-être bien à sauver finalement l'Humanité en ayant recours aux Grands Galactiques. Je vous laisse vous y retrouver.

Gene Wolfe adore construire ses œuvres comme des énigmes. Par exemple, le choix et le statut du narrateur ne sont jamais anodins. Dès la Cinquième tête de Cerbère, leur nature est si complexe que le lecteur ravi en devient perplexe. Le deuxième et le troisième des cycles sont narrés par Licorne (en anglais Horn) qui est aussi un personnage relativement mineur du deuxième si bien qu'on se demande comment il sait tout ça. Le premier est rédigé à l'instigation de Licorne par Sévérian qui est supposé avoir une mémoire totale mais qui se trompe souvent. Ou qui trompe son monde. Certains personnages changent occasionnellement de nom, ce qui ne facilite pas leur repérage.

La relative obscurité des textes, le recours fréquent à des ellipses déroutantes, procédés qui ajoutent à la profondeur apparente du propos, la multiplication ou l'étrangeté des points de vue font la joie, et multiplient le nombre, des commentateurs de Gene Wolfe, et le rapprochent indubitablement de la plus exigeante littérature générale. Il est parfois difficile de décider si Gene Wolfe en use véritablement pour des raisons esthétiques, s'il a une très mauvaise mémoire qu'il camouflerait ainsi (la mémoire, parfaite ou défaillante, voire absente, est un attribut important de certains de ses héros), s'il s'amuse sans vergogne à susciter l'incertitude de son lecteur, ou même s'il s'en fout complètement. Le créateur a tous les droits. Reste que le lire et s'aventurer dans ses tortueux labyrinthes est une expérience passionnante.

Mais il y a des choses plus sérieuses. Comme on l'a déjà remarqué, il y a au moins trois thèmes récurrents chez Gene Wolfe : l'importance de la souffrance comme révélateur et facteur d'évolution voire de progrès spirituel ; le personnage du prêtre ou du clerc, en tout cas d'un médiateur entre une révélation et une collectivité ; la figure d'une femme, séductrice, pute et salvatrice.

Le sacrifice à travers la souffrance du médiateur soumis à la tentation de la chair ouvre la voie au salut, voire à la rédemption. Il ne serait pas difficile non plus de trouver chez notre auteur des accents à la René Girard sur le meurtre du bouc émissaire, expiation inacceptable mais inévitable fondatrice du ciment collectif.

Ces thèmes semblent fortement traduire son catholicisme avoué, voire militant, qui n'est pas si courant mais pas absent non plus dans la littérature de Science-Fiction. Ce qui explique sa fuite devant l'eschatologie, évoquée au début de cette préface. La fin d'un monde, certes. La Fin du Monde, elle, relève d'un autre domaine.

Voilà qui nous renverrait à un champ trop vaste pour être exploré ici, le catholicisme et l'eschatologie dans la Science-Fiction. Il me semble toutefois impossible de ne pas évoquer au moins la trilogie de C.S. Lewis (certes anglican, mais l'ontologie théologique anglicane diffère peu de la catholique), Au-delà de la planète silencieuse (1938), Perelandra (1943) et Cette hideuse puissance (1945), et l'entité Rafael Aloysius Lafferty (1914-2002) dont l'œuvre immense, trop méconnue, est en soi une Révélation.

Mort et résurrection. C'est toute la question des fins.

Du monde, comme du reste.

Gérard Klein → Côté lac par Gene Wolfe
Librairie Générale Française › le Livre de poche › Science-Fiction, [2e série], nº 31692, mars 2010


  1. Voir la reprise en deux tomes de l'intégrale chez Pygmalion en 2010-2011.
  2. David Catling & Kevin Zahnle : "Comment les planètes perdent leur atmosphère" dans Pour la science, nº 383, septembre 2009.
  3. Voir ma préface à la Mère des tempêtes de John Barnes.
  4. On le trouvera dans son intégralité dans une réédition de 2006 en deux volumes chez Denoël comprenant un essai de l'auteur et des nouvelles inédites sous le titre global de l'Ombre du bourreau.
  5. Cette réédition reprend le texte initialement publié en français par J'ai lu entre 1994 et 1998, dans la traduction de Nathalie Serval qui avait procédé à certaines coupures à la demande de l'éditeur malgré la mention « texte intégral » portée sur les volumes. Il ne nous a pas été possible pour des raisons de contrat de rétablir le texte dans son intégralité. Toutefois ces coupures ont porté sur des redites dans les descriptions et les dialogues, jouant le rôle de “résumés des chapitres précédents” et ne nuisent en rien à l'intelligence du texte. Le caractère parfois elliptique de ce dernier tient au style singulier de l'auteur.
  6. On notera l'accent aigu de Caldé, normalement absent de l'anglais, qui fait écho à l'origine des colons de la Cinquième tête de Cerbère.
  7. Le Whorl est évidemment en français le Méande. À ma connaissance et à ce jour, ce cycle n'a jamais été traduit en français. Voir à son propos les chroniques de Pascal J. Thomas dans KWS [ 1 ] [ 2 ] [ 3 ].